Le travail dans tous ses états, entre oppression et émancipation, comprendre et transformer notre rapport au travail.

Les 6, 7 et 8 Avril 2018 à Mirabel et Blacons (Drôme).
Infos et inscriptions :
La Turbine à Graines, Association d’éducation populaire

Source d’épanouissement personnel, de lien social et de revenus économiques, le travail s’impose comme une évidence et prend souvent une place considérable dans nos vies. Considéré comme le socle de notre société, il est décrié par certains et érigé en valeur absolue par d’autres. Pour tous, il transforme le rapport au monde et à soi-même. Il semble dès lors crucial de prendre du recul pour comprendre ce qui se joue dans notre rapport au travail et éventuellement le transformer, pour que le travail reste un levier d’émancipation.

Aujourd’hui, nombre de personnes sont en souffrance au travail, déplorent la perte de sens, d’envie, de motivation dans leur quotidien professionnel. Parfois même, ce mal-être est dû à des pressions hiérarchiques, du harcèlement ou d’autres formes d’oppression. Ces situations sont vécues par toutes les couches sociales, que l’on soit ouvrier-e, employé-e, cadre, ou auto-entrepreneur, travaillant dans des associations, collectivités locales, entreprises et dans tous les secteurs confondus. Course à la rentabilité, impératif d’efficacité et injonctions paradoxales finissent par générer burn out, stress, sensation de ne jamais avoir de temps.

De nouvelles formes d’organisation du travail ou de management sont imaginés pour limiter les risques « psychosociaux », mais elles n’empêchent pas la souffrance au travail. Plus insidieux encore lorsque, sous couvert de prendre soin de l’autre et d’être attentif à l’humain, ces stratégies organisationnelles opèrent exactement le processus inverse, c’est-à-dire un rapport de domination ou d’oppression qu’il est parfois difficile de cerner, de reconnaître et de s’en libérer.

Cet atelier vise à partager nos vécus, nos expériences, à aller questionner nos représentations et notre rapport au travail. Il s’agit avant tout d’ouvrir un espace hors du quotidien, un espace de solidarité, de réflexion autour de ces oppressions. D’où viennent-elles ? Pourquoi sont-elles si prégnantes ? Comment le fonctionnement de nos organisations vient-il les alimenter ?   Comment puis-je agir dessus ? Comment s’organiser collectivement pour s’en émanciper ?

Nous nous appuierons sur les méthodes de l’éducation populaire, comme l’ont fait les cercles ouvriers et les collectifs de travailleurs depuis le 19e siècle, pour prendre conscience de leur condition, créer une culture commune, s’armer intellectuellement et renforcer leur pouvoir d’agir. Ces méthodes coopératives se basent sur le croisement entre les ressources et le vécu des personnes présentes et des braconnages dans les théories des sciences humaines, en considérant chacun-e comme le meilleur expert de sa propre vie.

Un atelier-formation pour qui ?
Cet atelier formation est ouvert à toute personne qui se questionne sur son rapport au travail ou au contact de personnes en souffrance au travail, qu’il ou elle soit salarié-e, indépendant-e, retraité-e, étudiant-e ou sans emploi.
Durée, dates et horaires de la formation

Les 6, 7 et 8 Avril 2018, de 9h à 17h, soit 21h sur 3 jours

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